Il est recommandé de conserver ses mots de passe ailleurs que dans sa tête

Nous sommes nombreux à être convaincus de pouvoir garder en mémoire quelques mots de passe, à plus forte raison si nous utilisons très souvent le même.

Cette certitude pose un problème de taille : en effet, très vite nous sommes amenés à modifier notre sésame, qui s’avère trop court, pas assez ceci ou trop cela. Et très vite, les légères modifications au mot de passe de base deviennent ingérables.

La solution est de les noter. Vous pouvez choisir des les graver sur un arbre dans le fond du jardin pour plus de discrétion ou dans un fichier conservé sur l’ordinateur ; je recommande l’emploi d’un petit carnet, sachant que l’arbre du fond du jardin est difficilement transportable et que le fichier informatique n’est disponible la plupart du temps que sur l’appareil où vous l’avez créé.

Mais ce fichier peut être sauvegardé sur le cloud, me direz-vous, là où il est accessible sur n’importe quel dispositif ! En effet, pourvu que le dispositif que vous avez sous la main ne se soit pas déconnecté de votre compte cloud, vous barrant l’accès au fichier contenant le mot de passe vous ouvrant l’accès. Vous voyez le problème ?

Certes, rien ne garantit que le petit carnet ne sera pas lui aussi égaré ou volé. Il reste néanmoins une bonne solution, qui offre l’avantage supplémentaire de fixer dans les mémoires les mots de passe plus efficacement qu’un fichier informatique. Par exemple, le mot de passe de mon compte Gmail est le premier sur la page des GH. Avec un peu de chance, on pourrait même le retenir sans qu’il ne soit nécessaire de consulter le carnet.

L’idéal, à mon avis, est un carnet d’adresses, pour un classement alphabétique simple.

Une fois que vous utilisez ce moyen de sauvegarde, n’hésitez pas à multiplier et à varier les mots de passe, et à moduler leur niveau de difficulté selon l’importance du compte.

Une dernière recommandation : ne conservez pas dans ce carnet votre code bancaire. Gardez celui-là dans votre tête.

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