Facebook, Twitter, quelle est la différence?

De ces deux réseaux sociaux, Facebook est le numéro un mondial et Twitter, le numéro 10. Le premier compte 1,5 milliard d’utilisateurs actifs mensuels, le second, 316 millions (juin 2015).

Alors pourquoi entend-on si souvent parler de Twitter s’il est si loin derrière les têtes d’affiche ? En raison du fonctionnement ouvert de la plateforme, qui en fait un outil idéal pour suivre l’actualité en direct et diffuser l’information au plus grand nombre.

En effet, si Facebook nous permet non seulement de nous connecter à des proches mais également à des proches de proches ou encore à des proches de proches de proches…, Twitter est ouvert sur le monde et nous permet d’échanger avec des inconnus habitant la rue voisine, l’Australie ou la Pampa. La seule restriction étant la limite d’un tweet (ou publication sur Twitter), qui est de 140 caractères. C’est très peu pour débattre confortablement. Par contre, c’est parfait pour diffuser des informations.

Facebook se veut un réseau dans le réseau. Il entend contrôler les flux d’information, voire les intégrer, ne pas lâcher la main de l’utilisateur, prévoir et tracer sa route. Sur Twitter, le contrôle exercé est moins strict.

Sur Facebook, on est amis de commun accord ; l’amitié Facebook est une relation réciproque. Sur Twitter, la relation peut être symétrique ou asymétrique. On peut suivre quelqu’un qui ne nous suit pas, et inversement.

Sur Facebook, une recherche sur les termes « Michel Platini », par exemple, nous renvoie une page officielle reprenant les infos de Wikipedia, plus toute une série de groupes qui lui sont consacrés, sans oublier d’autres Michel Platini.

Sur Twitter, cette même recherche renvoie des dizaines, voire des centaines de tweets contenant ces deux mots. Twitter va même jusqu’à prévoir l’assemblage de plusieurs mots précédés d’un dièse ; ce sont les fameux hashtags dont on entend souvent parler. Lundi, par exemple, se tient la première journée de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat, soit en langage Twitter, la #COP21 ou #COP21Paris. Le week-end passé, en Belgique, nous étions nombreux à être attentifs aux tweets reprenant le mot-clé #BrusselsLockDown (Bruxelles confinée) pour en savoir plus sur la situation dans la capitale. (Il est prévu que Facebook ouvre les capacités de son moteur de recherche afin de générer des résultats plus ou moins comparables à ceux de Twitter.)

La réponse aux attentats de Paris offre une illustration parfaite de la différence entre Facebook et Twitter. Alors que la tension des proches des victimes potentielles montait sur les réseaux sociaux, Facebook a décidé d’activer le « Safety Check » jusque là réservé aux désastres naturels. Ce mécanisme a été mis en place afin de permettre aux personnes se trouvant dans une zone touchée de rassurer leurs proches et à ceux-ci de prendre des nouvelles des victimes potentielles. Cette initiative de Facebook a rapidement été adoptée par des milliers de personnes.

Pendant ce temps, sur Twitter, les proches des victimes tweetaient des avis de recherche et les voisins des zones touchées, des offres d’hébergement pour la nuit. Chaque événement génère spontanément plusieurs mots-clés. Certains l’emportent sur d’autres, ce fut le cas de #rechercheParis pour les avis de recherche et de #PorteOuverte pour les offres d’hébergement.

Facebook et Twitter répondent à des attentes différentes.

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